Description
La lettre, dont Venture venait de briser le cachet apr�s avoir longtemps h�sit�, �tait, on s’en souvient, �crite par Baccarat au duc de Sallandrera. La comtesse Artoff y mettait le duc au courant de la myst�rieuse origine de M. de Ch�teau-Mailly, lui rappelait la d�marche qu’elle avait faite l’ann�e pr�c�dente, � l’effet d’obtenir pour ce dernier la main de Conception, et terminait en annon�ant l’arriv�e prochaine de ces deux pi�ces importantes, qui devaient �tre pour le duc une preuve incontestable de ses droits � devenir le gendre de M. de Sallandrera. Venture relut cette lettre deux fois de suite. – Ah �� ! se dit-il, nous ne sortirons donc jamais de cette lutte �ternelle entre Baccarat et sir Williams ou son h�ritier Rocambole ? Et, en effet, les noms de M. de Ch�teau-Mailly et de la comtesse Artoff �taient pour Venture un indice incontestable que Rocambole se m�lait de nouveau � leur destin�e d’une fa�on quelconque. – Qu’est-ce que tu lis donc l� ? demanda la veuve Fipart. – Je lis une lettre de femme, r�pondit-il, une femme qui m’aime… – Ah ! murmura la chiffonni�re, vous �tes donc toujours g�t� par le beau sexe, monsieur Jonathas ? – Toujours.






